MERAKHAAZAN

Il choisit un jour de se lier corps et âme à la contrebasse. Depuis, Merakhaazan explore des terrains de jeu inattendus pour cet instrument monumental et ne cesse d'imaginer ses propres figures sonores.

© Photos © Ludovic Duponchel

Peux-tu nous donner quelques tendances qui refléteraient ton univers ?

Esthétiquement, mon travail s'appuie beaucoup sur les boucles, donc forcément, ça donne quelque chose d'assez lancinant et hypnotique, puis  en musique j'aime tout ce qui est profond, dark et lourd et les modes utilisés en musiques orientales

 

Comment ta pratique de la contre basse s’est elle petit à petit métamorphosée ?

Ma pratique de l'instrument ne s'est pas métamorphosée, je cherche juste à progresser en technique, précision, vélocité et bien sûr la justesse qui est un peu "la problématique" de nos instruments. J'ai beaucoup focalisé sur l'archet et continue de le faire mais en ce moment , je cherche à gagner en puissance en pizzicato (pincement avec les doigts)

 

Tu joues principalement en solo mais tu as aussi fait de nombreuses collaborations…

Oui quelques unes en duo flûte , contrebasse avec Idriss Damien, en ce moment je collabore à un projet du hollandais Jason Köhnen, "the thing with five eyes", c'est une musique Darkjazz orientale, on monte le live à partir de l'album existant, les premières dates sont à la rentrée en Europe

J'AIME TOUT CE QUI EST PROFOND, DARK ET LOURD ET LES MODES UTILISÉS EN MUSIQUE ORIENTALES

Ton approche expérimentale s’accorde naturellement avec l’art contemporain ou le théâtre, d’ailleurs on te retrouve parfois dans des musées pour des « performances » ou des cine-concerts…

oui, le théâtre, la danse, ciné et art contemporain m'ont assez rapidement sollicité, pour le spectacle vivant , je pense que c'est parce que ma musique se prête à illustrer des "séquences", le coté ambiant et textures fonctionne bien pour habiller de l'image puis en danse par exemple, le temps n'est pas le même qu'en concert, tu peux répéter 5 minutes un motif sans évolution, ce ne sera pas chiant car il y a quelque chose à voir dessus, en concert , ce serait chiant ou trop long, il faudrait faire évoluer la boucle  plus vite

 

Tu travaille avec Imago production, peux-tu nous dire en quoi consiste votre collaboration ?

Imago, c'est l'asso qui m'a aidé pour mon projet au tout départ et c'est toujours mon "management", ensuite on est surtout un petit groupe de potes qui organisons des concerts avec une approche de passionnés de la musique, plutôt autour du jazz et ses dérivés, musiques assimilées, etc. Nous éditons également le jazzophone, un journal gratuit et faisons de l'accompagnement de groupes

 

Quels sont tes projets à venir ou que tu aimerais réaliser ?

Mes projets, un disque, mes envies, tourner beaucoup, faire des musiques de film...