BARON

RETIF

&

CONCEPCION

PEREZ

Ce duo à l’appellation d'origine contrôlée, compose une musique complètement originale. Leur son tout en rondeur et pimenté de fractures rythmiques risque bien de vous scotcher.

© photo : Laurene Berchoteau et Julien Green

D’où venez-vous et depuis quand est née votre formation ?

On vient du sud de la France et on habite Paris, on joue ensemble depuis longtemps, au moins quinze ans

 

Votre style musical est très surprenant, que ce soit la rythmique, les mélodies ou l’univers, pouvez vous définir votre approche créative ?

On joue du funk, du beat, du rap, de la dance, avec une méthode assez élaborée qui consiste à oublier le temps pour naviguer dans l'espace, entre autre

 

C’est quoi l’histoire avec Jo l’indien ?

L'Indien est le titre de notre dernier disque sorti chez Heavenly Sweetness, et d'un titre sur ce disque. Jo l'indien c'est une autre histoire. L'Indien tout court et avec deux majuscules c'est une histoire autre. L'Indien c'est le voisin. L'Indien c'est les autres.

 

Quelles sont vos influences ? Je met une pièce sur Herbie Hancock !

Oui Herbie Hancock quand il ne joue pas de piano, mais aussi Yussef Lateef, Madlib, Christophe, Swarvy, Milt Jackson...

L'Indien
c'est le voisin. L'Indien
c'est les autres.

Vous avez signé sur le label "Musique Large » comment ça s’est fait, pouvez vous nous présenter ce label ?

Musique Large a sorti pratiquement tous nos disques, depuis 2009 ou 10, Rekick et Fulgeance ont écouté ce qu'on faisait dans notre studio, et on a bien rigolé. Le prochain Navettes, arrive en co-release avec Mostla car Musique Large fabrique des vinyles et pas de CD et que nos mères ont pas de platines vinyle.

 

Vous allez sortir un album «  NAVETTE » comment s’est construit cet album ?

C'est Navettes au pluriel et il y a un titre qui s'appelle Navette au singulier sur l'album. On avait fait le coup pour Cascades/Cascade et la presse avait été bonne. Navettes est notre premier long format si on s'en tient aux standards industriels, plus de 8 titres ou plus de 40 minutes. Il s'est construit très lentement dans notre studio, en huit pistes, en jouant tout en entier comme sur les disques d'avant l'informatique, et en invitant des invités cool comme Napoleon Maddox, Coeff et Benjamin Glibert

 

Comment vivez-vous vos performances live, et comment ça s’est passé avec les Nuits carrées à l’époque ?

Pour nous elles sont intenses, et si il y a suffisamment de basses normalement elles le deviennent aussi pour les autres. il peut se passer beaucoup de choses et quoiqu'il se passe à la fin on a chaud et on a soif. Les Nuits Carrées c'était très jolie et très agréable de jouer au bord de la mer et sur ces vieilles pierres, on avait joué au crépuscule je crois, il faisait bon. On s'était baignés un peu plus tôt donc on était bien détendus, ce qui est l'idéal pour jouer notre musique. Et il y avait Puff Daddy qui nous écoutait sur son yacht en face... Il parait qu'il a bien aimé.

LE PETIT MAG DE L'ARBRE N°16

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